SYLVIE HETZEL : communiquer avec la nature

Il y a une trentaine d’années Sylvie Hetzel et son mari se sont occupés d’une ferme pendant 4 mois. Ils devaient veiller sur 130 animaux. Pas évident...

A leur grande surprise, lorsqu’un animal avait un problème, le Déva de l’animal venait à leur secours et leur expliquait ce qui se passait et ce qu’il convenait de faire pour qu’il aille mieux.

 

Puis, ils ont été invités à se mettre à l’écoute de la nature où Ils ont reçu de nombreux enseignements. Les Dévas leur ont bientôt demandé de coopérer avec eux pour aider les humains qu’ils percevaient en souffrance, incomplets…

Comment entrer dans la nature  pour avoir une vraie expérience avec elle ?

 

Quand  nous allons nous promener dans la nature nous sentons un bienfait, c’est certain,  mais on peut aller plus profondément à sa rencontre.

 

Quelques bases tout d’abord : se promener seul(e), en silence parce qu’à plusieurs nous avons tendance à discuter, être dans le moment présent sans se projeter, sans ressasser (penser à ce que nous allons faire demain ou à ce que nous avons fait hier).

 

Cela permet d’être à l’écoute de ce qui se passe à chaque millième de seconde : porter son attention sur un chant d’oiseau, sur le souffle du vent qui va toucher notre visage, de toutes ces petites choses simples mais qui passent inaperçues en temps normal.

Nous avons tendance à marcher sur les chemins mais, si nous voulons entrer en relation plus profonde avec la nature, il faut sortir des sentiers battus et oser pénétrer dans la forêt. Nous allons entrer dans une marche méditative pendant laquelle nous allons nous laisser appeler par un rayon de soleil, une jolie mousse…

 

Il est préférable d’oublier toutes les connaissances que nous pensons avoir de la nature, comme le nom des plantes, c’est bien-sûr intéressant mais pas à ce moment-là, au contraire, ça peut même être un peu encombrant. Se vider la tête de tous ses savoirs permet d’être présent à un autre type de connaissance.

 

En tant qu’adulte nous avons tendance à avoir une attitude raisonnable : un adulte va pas toucher un arbre, marcher sur son tronc, s’allonger sur la terre, chanter, courir. Un adulte ne laisse pas parler son corps. Si nous nous laissons guider nous nous sentirons bientôt invité à  avoir un contact presque charnel avec la nature.

Les émotions négatives nous envahissent souvent et celles-ci vont faire écran. Nous pouvons alors nous asseoir au pied d’un arbre, écouter sa respiration et, pour ne pas s’identifier avec nos émotions, les visualiser comme des nuages qui passent dans le ciel et que le vent emporte. Nous allons donc chercher la paix en nous, privilégier les émotions positives comme un émoi devant une belle fleur.

 

On a aussi l’habitude d’utiliser ses 5 sens uniquement de façon physique mais chaque sens peut nous emmener beaucoup plus loin. Par exemple, en sentant le parfum d’une fleur, nous le laisserons pénétrer en nous et nous observerons ce que ça réveille dans notre corps, à quel niveau « ça bouge ».

 

Il y a de nombreux petits exercices que l’on peut faire comme écouter les sons les plus proches puis éloigner son audition pour capter les sons plus lointains. On acquiert ainsi une conscience à la fois plus globale et plus fine et nous pouvons écouter ce qui se passe à l’intérieur d’un arbre, la vie qui circule en lui. Si l’on considère que tout est vibration, la vie présente dans l’arbre va émettre elle aussi une vibration que nous pouvons ressentir. Ça peut être un battement, un rythme.

 

En s’adossant à un arbre et en s’ouvrant à lui, nous pouvons nous rendre compte qu’auprès de tel arbre notre respiration se modifie, qu’elle devient plus ample ou plus posée. On peut comprendre comment  s’exprime la vie d’un arbre à partir de la résonance qu’il aura dans notre propre corps.

Comment faire pour entrer en contact avec un arbre ?

 

Sylvie Hetzel : Quand on aperçoit un arbre au loin, on peut mettre les mains dans sa direction et ressentir dans leurs paumes l’énergie qui émane de lui puis tourner autour, en spirale, en s’approchant très doucement, avec respect.

 

A un un ou deux mètres, nous pouvons observer des couches de densité différentes. A un moment, il y aura comme une porte qui va s’ouvrir. On peut alors l’approcher de plus près et le toucher puis s’asseoir à son pied. Dans un premier temps nous nous pouvons nous mettre à l’écoute de notre respiration, puis du reste du corps, la colonne vertébrale, les mains.

 

Pour pouvoir ensuite entrer plus profondément dans l’union on se laisse infuser par son énergie jusqu’à ne faire plus qu’un avec lui. Quand on baigne dans l'amour qui émane de l'arbre et qu'on se sent dans une parfaite communion, on est en contact avec le Déva de l’arbre. Il y a un Déva pour chaque espèce d’arbre de la Terre. Un Déva est un ange qui fait descendre une énergie subtile, une qualité particulière dans les arbres ou les plantes.

Chaque arbre n’a donc pas une personnalité propre ?

 

Sylvie Hetzel : Il y a plusieurs plans. Un arbre a une personnalité, un caractère particulier selon l’énergie et les caractéristiques du lieu où il pousse. Mais son esprit est manifesté par le Déva. C’est avec le Déva que l’on a le contact le plus profond, le plus riche.

 

Est-ce plus facile d’entrer en contact avec un arbre qu’avec une fleur ?

 

Sylvie Hetzel : Un arbre c’est plus physique parce qu’on peut s’adosser à lui mais une fois qu’on a compris comment cela fonctionne, on peut le faire avec tout ce qui vit. Pour entrer dans le monde subtil d’une fleur je propose de regarder la fleur « dans les yeux ».

 

Quand nous regardons une personne « dans les yeux » nous ne détaillons pas la forme de ses cils ou de ses sourcils, nous créons un pont avec elle, de cœur à cœur, d’âme à âme. Avec la fleur nous pouvons faire de même et percevoir autre chose que sa forme physique. Nous allons pouvoir entrer dans son univers, voir par exemple des couleurs ou comme une danse… ça dépend des personnes.

Pouvez-vous nous raconter un contact avec un Déva ?

 

Sylvie Hetzel : L’autre jour, j’étais en train de faire une préparation dans un champ de coquelicot au lever du soleil. Les coquelicots semblaient dormir mais, dès les premiers rayons du soleil, ils se sont ouverts, il y a eu comme une extase. Cette extase, je l’ai vécu en même temps que les coquelicots. Ça s’est ouvert pour moi aussi et j’ai vu un ange suspendu dans le ciel. C’était très beau et très émouvant.

 

Quand on est présent dans son cœur, il peut se passer des choses extraordinaires : nous entrons dans des mondes qui vibrent d’un bonheur immense, d’une communion profonde. C’est cela la connexion avec l’énergie du Déva, ça se fait de cœur à cœur.

En lisant votre livre « Jardin d’amour » on s’aperçoit que les dévas peuvent connaitre des choses si précises et si justes sur les hommes. Comment sont-ils en connexion avec notre monde de pensée et d’action ?

 

Sylvie Hetzel : C’est assez étonnant, c’est comme s’ils connaissaient tout de nous. Les Dévas perçoivent notre aura plutôt que notre forme physique. Ils voient ce que l’on pense, qui on est profondément, ils sont en connexion avec tout notre monde intérieur. Certains m’ont même parlé de ma petite enfance.

Ce sont eux qui vous ont expliqué comment préparer vos huiles vitalisées aux plantes ?

 

Sylvie Hetzel : Oui. Ils souhaitaient pouvoir incarner leur énergie dans un support pour pouvoir se rapprocher des humains. Ils peuvent être aussi très concrets, ce sont eux qui nous ont expliqué très en détails comment procéder.

 

Ils nous ont d’abord appris à faire une teinture mère. Le processus est un peu semblable que celui des Fleurs de Bach mais avec quelques différences notamment on cueille très peu. Les récipients sont placés de façon à recueillir les rameaux dans un bain d’huile et d’eau, l’huile pour capter les énergies plus denses, l’eau pour les énergies plus subtiles.

 

Chaque arbre va donner quatre teintures mères. C’est un travail qui se fait en collaboration entre l’humain et les êtres de la nature. Pendant l’infusion on reste au pied de l’arbre, en connexion avec le Déva.

 

Chaque arbre va apporter une qualité particulière : le bouleau, la douceur, le hêtre, la paix et la sérénité, le pin, la vitalité et la lumière. On peut placer ces huiles en onction sur les zones les plus réceptives du corps comme les chakras ou les zones de croisement d’énergie. Ces huiles agissent de façon très précise et très efficace d’abord sur les corps subtils puis elles descendent en cascade jusqu’au physique.

Oui, c’est très net, il faut entre 5 et 15 mn. On sent vraiment une transformation. Une dernière question : Ce contact cœur à cœur avec la nature est accessible à tous ?

 

Sylvie Hetzel : Ça va devenir de plus en plus facile pour tous parce que le monde est en train de sortir de cette matérialité, de cette densification intense et il s’éthérise à nouveau. Le lien avec la nature va devenir de plus en plus indispensable. Ce n’est pas à l’homme de tout diriger et d’utiliser tout ce qui l’entoure comme de la marchandise. Les arbres les animaux ont autant d’intelligence que lui. On est tous des habitants de la planète. Le but, c’est de pouvoir œuvrer tous ensemble, dans le respect et pour le bien de la planète.

Propos recueillis par Florence

Sylvie Hetzel propose des ateliers de découverte de la vie subtile de la nature en Dordogne à Sergeac (24290) au sein de l’association Selva.

 

Ses huiles vitalisées aux plantes sont en vente sur son site.

 

http://selva-nature.fr

contact@selva-nature.fr

  

Livres et DVD :
-"Nature, au-delà du silence" éditions Co-Créatives
- "Nature, Jardin d'Amour" Ass. Selva (livre avec CD audio)
- DVD : "La Nature nous parle, écoutons-là..." Ass. Selva
- Livre "Les huiles vitalisées aux plantes, pour qui ? Pourquoi ? Comment ?" 

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