SYLVIE GAVILAN, rêves d'éveil

Michel Tabet et Sylvie Gavilan se sont aperçu que les rêves évoluaient vers une tonalité de plus en plus élevée, qu’il y avait des ouvertures de conscience importantes, des montées d’énergie avec des possibilités vraiment nouvelles, des compréhensions qui les dépassaient totalement.

 

Le rêve éveillé libre qu’ils pratiquaient est devenu le « rêve d’éveil » tandis qu’une nécessité s’imposait : introduire la notion d’âme pour accompagner et vivre cette évolution.

Sylvie Gavilan : Il est de plus en plus fréquent que le rêve nous amène par exemple à voir les mécanismes de la vie, de l’infiniment grand ou de l’infiniment petit. Avec le rêve d’éveil nous pouvons aller dans des plans de conscience inconnus mais il n’est pas question pour autant de fuir la réalité. Si un rêveur part visiter ces strates élevées c’est qu’il a quelque chose à y chercher, une information précise ou un enseignement qu’il va ramener dans son présent comme solution ou ouverture dans son quotidien. N’oublions pas que plus l’arbre a de profondes racines et plus il pourra s’élever.

 

Le Rêve d’Éveil n’est pas qu’un outil thérapeutique. Il amène la personne vers les réponses qu’elle cherche, quelles qu’elles soient, tant dans la créativité que dans la réparation.

Vivre un Rêve d’Éveil, c’est entreprendre un voyage de guérison par l’amour.

Comment se déroule une séance de rêve d’éveil ?

Sylvie Gavilan : Nous appelons le thérapeute « l’accompagnateur » car il va se situer d’égal à égal avec le rêveur. On considère qu’il n’a rien à lui apprendre, juste à l’accompagner sur son chemin de manière inconditionnelle là où il en est et avec ce qu’il est car chaque Être détient en lui sa perfection.

 

Dans le rapport qui lie le rêveur à l’accompagnateur se crée alors une matrice de confiance qui va permettre l’éclosion de résolutions extraordinaires.

 

La séance dure entre 1 h 30 environ. Dans la première partie de l’entretien nous définissons l’intention. Quand l’intention juste est trouvée et bien posée, une grande partie du travail est fait. Le rêveur s’allonge, les yeux fermés. La séance va commencer par une petite relaxation afin d’entrer en connexion avec l’âme. A partir de là, ils vont voir tous les deux les choses depuis l’espace sacré et alchimique du cœur. L’accompagnateur propose alors de décrire à voix haute ce qu’il ressent, ce qu’il voit.

Pour démarrer vous induisez une scène particulière ?

Sylvie Gavilan : La technique a été construite à partir de l’approche de Carl Rogers, la non directivité. On utilise les matériaux qui sont présents dans l’instant. Par contre, si la personne ne voit rien, ne sent rien, l’accompagnateur peut l’inviter à imaginer quelque chose. Il est possible aussi de partir d’un rêve qui a été fait, d’une scène vécue, d’un film, d’un tirage de cartes figuratives, car très vite le rêveur se laissera emporter par son imaginaire.

 

L’accompagnateur prendra en note tout ce qui est dit au long de la séance et invitera le rêveur à entrer en dialogue avec ce qu’il rencontre, que ce soit un objet, un personnage ou une sensation. Nous avons deux cerveaux, l’un logique et l’autre sensible. Le cerveau sensible est capable de capter ce qui émane d’un objet ou d’une personne et de comprendre la relation qui unit ces deux entités. Nous partons du principe que tout ce que nous allons rencontrer pendant le rêve fait partie de nous. Si par exemple je rêve de mon frère, ce n’est pas mon frère mais une énergie qui m’appartient ou me concerne et qui se matérialise sous la forme de mon frère.

« Ce » que l’on rencontre va répondre à nos questions ?

Sylvie Gavilan : Dans le cadre d’un rêve, nous sommes en connexion avec notre monde intuitif et dans ce monde-là tout est possible. Notre âme va nous amener en toute confiance dans le champ de conscience dans lequel se trouve la réponse ou le chemin qui mène à ce que l’on cherche. Certaines personnes reçoivent leur réponse en une seule séance, pour d’autres il en faudra plusieurs.

 

C’est souvent au cours d’un dialogue intérieur que le rêveur va recevoir des réponses fondamentales. En fait, même si c’est le rêveur qui formule à voix haute les questions et qui donne les réponses, la partie de soi qui pose les questions (la partie qui a peur ou qui est inquiète) n’est pas celle qui donne la réponse. C’est l’âme, la partie accomplie du rêveur, qui apporte souvent des réparties inattendues. A la fin de la séance, l’accompagnateur va relire ses notes et il est très fréquent que le rêveur soit surpris de la justesse des réponses qui lui ont été faites « Ce n’est pas moi qui ai dit ça ! ».

L’accompagnateur n’intervient jamais ?

Sylvie Gavilan : Il y a trois cas pour lesquels l’accompagnateur va reprendre la main, l’espace d’un instant :

Le premier c'est lorsque le rêveur se trouve face à un enfant en détresse (l’enfant intérieur). Prenons un exemple : je me retrouve à l’âge de 4 ans, mes parents sont en train de se disputer et je suis terrorisé. En suivant un protocole de quatre questions, l’accompagnateur va déprogrammer la situation.

 

La déprogrammation se fait en parlant au présent et non au passé (on ne peut rien changer du passé par contre tout est possible dans le présent).  Cela donne : « J’ai 4 ans, maman est là, etc… » L’accompagnateur va demander de décrire le ressenti de l’enfant puis inviter le rêveur à entrer, à l’âge adulte, dans la scène et à en extraire l’enfant. On ne va pas chercher à faire un pardon avec les parents, on s’occupe uniquement de l’enfant. Et il n’y a que l’adulte qu’il est devenu qui peut délivrer cet enfant en souffrance en lui offrant exactement ce qu’il attend. Nous avons constaté que c’est comme si un traumatisme important vécu dans l’enfance amenait cet enfant à se recroqueviller et à serrer très fort le cordon de vie.

 

Dès que l’enfant se retrouve enfin écouté et en confiance et qu’il peut s’exprimer, il relâche le cordon de vie et l’énergie se remet à circuler.  L’enfant grandit alors à grande vitesse et fusionne avec l’adulte. Il offrira alors à l’adulte quelque chose qu’il pourra réactiver dans sa vie (la joie, l’enthousiasme…). Une fois qu’une souffrance a été travaillée à ce niveau-là elle ne revient plus.

Le 2ème cas sur lequel l’accompagnateur va intervenir c’est lorsque le rêveur est confronté à une situation se déroulant dans une autre époque que l’on va nommer « vie antérieure » et qui va être traitée comme telle.

 

L’idée est que, le scénario de vie et l’état d’esprit dans lequel le personnage décède laisse une trace puissante dans la vie actuelle. Par exemple : Si le personnage meurt en étant trahi par ces proches amis, le rêveur peut avoir depuis toujours dans sa propre vie, une énorme difficulté à accorder sa confiance sans en comprendre les raisons.

 

Pour déprogrammer, le rêveur guidé par l’accompagnateur, va aller à la rencontre du personnage juste avant sa mort par-delà l’espace et le temps. Il va lui poser 3 questions précises qui vont permettre au personnage de faire comme une transmission ou une passation très libératrice pour lui comme pour le rêveur. Le résultat est que le personnage peut se libérer et aller dans la lumière tandis que le rêveur récupère une qualité jusque-là verrouillée par la mort traumatique (par exemple la confiance dans notre exemple) qu’il pourra réintroduire dans sa vie actuelle.

Le 3ème cas est la rencontre avec la maladie. C’est à travers mon expérience personnelle que cela a émergé : Il y a 6 ans, j’ai rencontré la maladie au stade extrême. Cette maladie était arrivée dans ma vie à un moment où je me sentais vraiment très bien. Je ne comprenais pas. Avec toutes les approches que je connaissais et mon cerveau logique pourtant bien développé, je ne réussissais pas à trouver pourquoi j’avais déclenché cette maladie !

 

Grâce au rêve d'éveil, j'ai fait un travail incroyable : j'ai rencontré l'entité maladie ! C'était un petit bonhomme tout rabougri, affreux. Nous avons établi un dialogue sur plusieurs rêves.

 

Il m'a appris comment j'avais appelé la maladie dans ma vie, dans mon corps ; comment je n'avais pas à la combattre, mais au contraire à l'écouter, à dialoguer avec elle ; comment la maladie pouvait se mettre à mon service et devenir la grande enseignante et  aussi, comment je pourrais à mon tour, transmettre un autre regard pour "accueillir et réagir dans la maladie". Il m'a conduit pas à pas dans ma guérison improbable et qui pourtant a aboutie.  Ce personnage s'est transformé au fil du temps jusqu'à devenir mon guide. Il est toujours présent à mes côtés aujourd'hui et nous continuons à communiquer ensemble.

J’ai compris dans cette épreuve que ce qui compte c’est regarder la maladie pour ce qu’elle est : une réponse à un appel conscient ou inconscient de ma part et une merveilleuse enseignante. Dans la rencontre par le Rêve d’Éveil avec l’entité maladie, l’accompagnateur va tenter d’amener le rêveur à la considérer depuis l’espace du cœur, seul endroit possible pour établir un dialogue riche d’enseignement avec elle.

 

C’est ce qui donnera le maximum de chances de dépasser cette épreuve et, si ce n’est pas possible, de la valoriser au maximum.

Comment se termine la séance ?

Sylvie Gavilan : Pendant la phase de retour, nous remercions les énergies et les personnages qui étaient présents puis nous faisons un débriefing.  Le rêveur va exprimer son ressenti, ce qu’il retient de son rêve, ce qu’il ne comprend pas.

 

Ensuite, il pourra demander le regard de l’accompagnateur s’il le souhaite. Celui-ci mettra en lumière le chemin parcouru pendant le rêve en synthétisant les phrases essentielles et aidera le rêveur à mettre en conscience le fond du travail.

Peut-on aller visiter un cauchemar récurrent et le déprogrammer ?

Sylvie Gavilan : Tout à fait et ça marche très bien. Nous faisons entrer la personne dans son rêve à l’endroit où elle le souhaite, et nous l’accompagnons dans une déprogrammation de ce rêve. Il n’est pas rare qu’une seule séance arrive à faire cesser les cauchemars récurrents.

Pour approfondir voir « Le Rêve d’Éveil » aux éditions Quintessence de Michel Tabet et Sylvie Gavilan
Pour approfondir voir « Le Rêve d’Éveil » aux éditions Quintessence de Michel Tabet et Sylvie Gavilan

Ce travail a-t-il des effets durables ?

Sylvie Gavilan : Les énergies de cette incroyable période de changements profonds sont favorables et invitent à incarner très vite les prises de conscience des rêves.

 

Pourtant, il existe de réelles différences entre les rêveurs. Certains ont plus de facilités que d’autre à ramener et à ancrer dans leur vie le fruit de leur travail en rêve de manière durable. Mais une chose est sure : Plus on pratique le Rêve d’Éveil plus on devient autonome.

 

Le fait de travailler de soi à soi va nous permettre d’apprendre à nous regarder avec plus d’amour, de compréhension et d’acceptation, d’arrêter de nous juger, de douter. On va basculer progressivement de l’autre côté et laisser se révéler l’être lumineux que nous sommes et le potentiel que nous détenons.

Propos recueillis par Florence

Sylvie Gavilan est psychothérapeute, elle propose des séances de rêves d’éveil à Montcuq (46800) dans le Vaucluse mais également  par Skype.

Michel Tabet propose le rêve d’éveil astrologique

Ils animent des stages et des formations au rêve d’éveil. Prochaine formation : Octobre 2017

 

Vous pouvez réserver une place dans son prochain stage "Le Lâcher-prise au contact de l'âme" sur la boutique du site

 

http://www.reves-d-eveils.com/

info@reves-d-eveils.com

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