MARIE MISLIN : Shantala, massage pour bébés

Pour Marie Mislin, le livre de Frédéric Leboyer «Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants » qu’une amie ostéopathe lui avait offert à la naissance de sa fille, a été une véritable révélation.

 

Elle pratique aussitôt le massage Shantala sur son bébé et en voit tous les bienfaits puis elle s’y forme pour pouvoir transmettre ce magnifique langage d’amour à d’autres parents

Marie Mislin : Pendant neuf mois dans le ventre de sa mère l’enfant était entouré par la présence de sa mère. Il vivait dans un bercement constant, une température idéale. Il était caressé, cajolé par les mouvements de sa mère quand elle marchait, bougeait, respirait.

 

A la naissance l’environnement est bien différent et la transition peut être difficile. C’est pourquoi Frédéric Leboyer a fait connaître ce massage venu d’Inde, respectueux du ressenti et de la conscience de l’enfant. A travers ce massage, l’enfant va retrouver la douceur du balancement, le contact avec sa mère et l’adaptation se fait plus en douceur.

 

Pour moi ce toucher avec son enfant, ce peau à peau est très important dans la relation qui se crée entre le parent et l’enfant, vital même. En occident on oublie cette communication là, cela peut créer des manques des déséquilibres, des incompréhensions qui pourraient être évités. Le corps parle tellement bien quand on l’observe, quand on sait écouter ! 

C’est un massage que fait la mère seulement ?

Marie Mislin : L’objectif du massage donné par un parent est tout d’abord d’ordre affectif. Le père a aussi son rôle, l’important c’est que l’enfant retrouve le toucher. S’il est possible que les deux parents donnent le massage, c’est idéal. Cela crée un lien référent sur les deux parents.

 

Quand l’enfant grandit, le toucher devient massage et il lui permet d’acquérir une conscience de son corps : chaque partie sera massée, chaque membre, chaque organe. Un lien se crée autant subtil que tangible entre lui et ses parents.

Quels sont les bienfaits du massage Shantala pour l’enfant ?

Marie Mislin : L’enfant va développer une relation de confiance avec ses parents, il se sentira véritablement rattaché aux membres de sa famille.

 

Ce massage va tisser une communication non-verbale entre eux qui rend la relation beaucoup plus harmonieuse. En grandissant l’enfant aura une facilité, une fluidité d’expression naturelle et automatique avec ses parents.

 

Le massage Shantala est un outil idéal pour grandir et évoluer. A chaque massage on a signifié à l’enfant chaque partie de son corps, il le connaît, le reconnait. En grandissant l’enfant saura mieux gérer ses émotions, il aura une relation plus riche avec son corps. Il aura acquis une compréhension de lui-même, de la relation entre son corps et son esprit que beaucoup d’adultes ont des difficultés à retrouver quand ce lien n’a pas été fait dans l’enfance.

Combien de temps doit-on donner ce massage ?

Marie Mislin : Le massage, c’est hors du temps. L’enfant sait très bien montrer quand il en a assez, il suffit de l’écouter ! Il ne faut pas avoir l’objectif de finir le massage absolument.

 

La seule indication c’est que le massage doit être fait sur tout le corps même si il ne dure que quelques minutes de façon à ce que l’enfant ait tout son corps de signifié, sinon il peut ressentir un déséquilibre.

 

Quelle est l’attitude intérieure du parent qui donne le massage ?

Marie Mislin : L’état de présence. On s’installe et on se centre. C’est important d’être détendu avant de détendre son enfant.

 

Le parent peut masser l’enfant tous les jours s’il est disponible. S’il ne l’est pas il vaut mieux remettre au lendemain. Ne pas s’obliger, ne pas se forcer, que ce ne soit pas un effort. Le massage doit être donné au bon moment pour l’enfant, au bon moment pour le parent.

Le massage évolue avec l’enfant ?

Marie Mislin : Pour le nouveau-né ce sera plus un touché délicat, rapide et global qu’un massage. Le massage s’adapte au niveau de la pression des mains, plus l’enfant grandit plus la pression augmente.

 

Pouvez-vous nous parler de votre propre expérience du massage avec vos enfants ?

Marie Mislin : Nous avons massé nos deux enfants mon conjoint et moi. C’était des moments très forts. Ça a été vraiment pour moi une manière de communiquer avec mes enfants, d’apprendre à les connaître.

 

Pendant un des premiers massages que j’ai fait à ma fille elle a eu un sourire d’ange et elle s’est endormie avec ce sourire collé aux lèvres… j’en ai encore les larmes aux yeux en en parlant !

 

Mes deux enfants ont 7 ans de différence. Ma fille a massé son frère quand il était petit, c’était très beau à voir. Ils ont maintenant une sorte d’intimité entre eux, fraternelle et naturelle. Ils se prennent souvent dans les bras, ils ont besoin de ce contact, de ce toucher.

 

Il y a eu aussi des moments de doutes, de flottements parce que l’enfant peut relâcher des tensions pendant le massage, il peut pleurer, s’énerver, refuser. Ce massage, c’est aussi une manière de se connaître autrement que par les mots, d’apprendre à écouter et observer le corps de l’autre et à s’écouter soi-même. Quand l’enfant pleure, on arrête le massage, on le prend dans les bras, on passe à autre chose mais toujours dans la douceur.

Vous proposez des massages Shantala en tant que thérapeute ?

Marie Mislin : C’est un massage qui peut être proposé aussi par le praticien, l’objectif devient alors plus thérapeutique, par exemple pour le sommeil, les coliques…

 

Le thérapeute se doit d’être bienveillant. Avant de commencer on regarde l’enfant, on se présente à lui, on le reconnait. Il faut que la sécurité affective soit assurée, l’enfant doit se sentir dans un environnement familier. Il n’est pas question de donner un massage Shantala sur une table de soin. Je m’assoie par terre l’enfant sur mes jambes mais il arrive que certains enfants préfèrent rester dans mes bras. Dans ce cas je m’adapte et je fais le massage dans la position qu’il a choisi.

 

Il semble que le massage Shantala développe autant la conscience de l’enfant que celle du parent ?

En massant on peut aussi déceler des résistances, des contractions qui sont le signe d’une tension à cet endroit du corps. On va pouvoir en parler après le massage, voir s’il y a un problème, si il est récurent et le régler beaucoup plus rapidement que si on l’avait laissé s’installer.

 

Un enfant qui a mal mais qui ne sait pas où, on peut difficilement l’aider. Le processus de guérison peut être ralenti.

En quoi est-ce important de toucher son enfant ?

Marie Mislin : L’enfant s’exprime avec son corps : un mal de tête ou de ventre c’est peut être une mauvaise pensée qu’il a eu dans la journée, une maîtresse un peu rude, quelque chose qu’ils ont vu et qui ne leur a pas plu.

 

Se poser avec l’enfant, le toucher, placer les mains là ou l’enfant a mal, tous les parents peuvent le faire. L’enfant va se sentir pris en considération, entendu, compris sans avoir besoin de mettre obligatoirement des mots dessus.

 

Quelques mots pour résumer le massage shantala ?

Marie Mislin : Avec le massage Shantala on est tout le temps dans la conscience de l’enfant, dans la prise en compte de ses corps énergétiques, de tout l’invisible, le subtil. On entre dans une dimension qui n’est pas que thérapeutique ou physiologique, on est sur une dimension qui prend l’enfant dans sa globalité.

Florence

Marie Mislin est thérapeute énergéticienne à Toulouse

 

Elle propose des massages et des formations aux massages Shantala pour les parents.

 

http://letourdesoi.com/

letourdesoi@gmail.com

06.18.54.11.65

 

Formation au massage Shantala, prochaines dates : à partir du mois de mars, les 2ème et 3ème vendredi du mois le matin

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Commentaires : 1
  • #1

    Legrand (mardi, 21 février 2017 14:52)

    Bravo Marie....On a envie de redevenir tout petits pour pouvoir bénéficier de ces massages d'amour !!!