L'HISTOIRE EST UNE MYTHOLOGIE, 1. La génétique

Pour bousculer les limites du mental, sortir de l’hallucination collective dans laquelle nous sommes enfermés et qui nous fait croire que le monde se limite à ce que nous avons appris de lui, rien de mieux que de mettre en doute un des piliers de notre structure interne : ce que nous croyons connaître du passé.

 

Nous savions déjà  que ce que nous avions appris de l’histoire était une propagande romancée écrite par les vainqueurs, les récentes découvertes de la génétique et l’étude de l’ADN nous amène à un constat surprenant : L’histoire, telle que nous la connaissons est une mythologie !

 

L’histoire, c’est ce qui nous raconte ce qu’est un être humain, d’où il est parti pour arriver jusqu’à nous selon une ligne d’évolution, soi-disant continue. Elle nous renseigne sur les expériences du passé et leurs résultats, tout comme nos propres expériences lorsque nous étions enfant (le feu ça brûle, etc…).

 

Nous avons appris en principe avec Hitler que dictature=danger, avec Rome et/ou Charlemagne que l’expansion d’un empire s’appelle un rayonnement, avec la Grèce que la démocratie est un moteur d’évolution, etc… Même si nous avons, après coup, modulé ces informations, la marque est là, indélébile.

Je me suis longtemps penchée sur la mythologie et je sais à quel point elle structure la couche la plus profonde de notre inconscient collectif et personnel.

 

Elle décrit et elle code les limites de l’expérience humaine. On s’y réfère inconsciemment constamment, quoi qu’on fasse. L’histoire s’y superpose et fait de même, se mêlant avec notre vécu.

 

D’où l’impact de ce que l’on croit savoir de l’histoire sur notre vision du monde.

Revenons à la préhistoire, au premier foyer de peuplement : l’Afrique.

 

Sapiens et Neandertal concourent à la suprématie. On a longtemps cru qu’ils ne pouvaient pas se croiser (sexuellement). Les analyses ADN sont sans appel : nous avons tous quelques gènes néandertaliens pour le plus grand bien de notre immunité semble-t-il  et nous pouvons maintenant tracer les migrations des populations depuis l’aube de l’histoire.

 

Et ce que l’on découvre est surprenant, voire dérangeant.

Patrice Hernu, docteur en mathématiques et en économie appliquée, administrateur de l’INSEE et passionné de génétique a donné une interview radiophonique sur ce sujet qui a été retranscrit sur le site « Cavalier randonneur ». C’est un texte dense, parfois un peu confus (c’est du langage parlé) et assez long mais il vaut vraiment la peine d’être lu.

 

Accrochez-vous : ça décoiffe :  La génétique des peuples bibliques de Pharaon à Jésus

Florence

 

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